10 mai 2008
Lisez (déjà publié).
Se plonger dans un bouquin c’est stopper son temps, c’est plonger son nez dans une histoire pour en ressortir que lorsque c’est nécessaire.
C’est vivre des émotions que l’on ne pourrait pas connaître. C’est trouver un nouveau maître à penser, quelqu’un de supérieur par son intelligence qui se met à votre service pour vous apporter des réponses, ou vous laisser une ribambelle de questions. C’est une sorte de manipulation, un envoûtement qui vous dit de continuer à lire même si les lignes se brouillent.
C’est l’envie d’être un personnage, l’envie de plus de descriptions pour mieux percevoir ces êtres fictifs, et c’est aussi l’envie que le pavé que vous tenez soit encore plus gros.
Mais il y a aussi les livres qui vous ennuient, ceux qu’on vous oblige à lire, parce que ceux là sont juste des grands classiques pour les amoureux de la profonde littérature, la belle littérature complexe qui fait d’une page une heure et d’un livre des mois. C’est aussi ce qui marque les gens du « je n’aime pas lire » parce qu’au font ils gardent le souvenir d’un calvaire infligé et inévitable.
C’est ainsi qu’on oppose la littérature qui se vend à celle des grandes bibliothèques. C’est ainsi qu’on salit les auteurs populaires, c’est ainsi qu’on évoque la magnificence de certains auteurs.
Alors on rabaisse par la même occasion la foule parce que ce n’est pas assez intellect’.

