// Vagabondages inutiles mais certains.

Parce que les idées vagabondes sont parfois saisies par des mots, parce que j'ai parfois le besoin d'inventer ou de parler.

14 mai 2008

Roulette de trop.

Le barillet tourne encore une fois. Encore une fois le déclic d'un coup sans balle. L'odeur du tabac brûle mes narines avant de me faire pleurer les yeux de larmes sans expressions. Le whisky commence alors à me faire tourner la tête. J'essaye en vain de revenir à la normale, je me concentre alors sur ces cartes. Les paroles des hommes deviennent incompréhensibles. On me ressert, je bois, et là encore je redécolle tout en me fixant sur un neuf de pique. L'ampoule, au dessus de la table ronde, bouge accentuant l'impression irréel de l'instant. La lumière est si faible que rien n'est éclairé hors mis cette table. Le Smith&Wesson tourne encore. Les volutes de fumés montent en tournoyant, le vert de la table me donne des nausées, le rouge des cartes s'alterne avec le noir des autres et je me perds dans mon esprit.
Puis le coup part. Un silence lourd arrive dans un laps de temps incalculable. La balle atteint le sol. Dans un bruit sourd, je m'effondre de la chaise. Dans ces derniers instants je ne vois que la lumière qui oscille, et je n'entends plus que le bourdonnement du sang qui coule de mes oreilles.

N O I R T O T A L.

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Un vieux, vieux, vieux texte... Mais j'y suis attachée...

Posté par Rippi à 19:40 - Textes - Commentaires [0] - Permalien [#]
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